Côte d 'Ivoire: L’ONU et les Droits Humains Contre Simone Gbagbo
Source :  : Dernière Mise à jour : 13/12/2016
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Il y a des papiers qu’on écrit en regardant fondre en centre le feu de bois. En écoutant crépiter quelques épis de maïs frais posés sur le charbon de ce bois. En sentant son arôme picoté les narines ou le doux parfum des arachides fraiches ou de safou enfouis dans la cendre chaude, envahir l’air, attendant que le maïs soit prêt. 

Mais un papier signé presqu’en mi-Décembre sous le froid hivernal soutenu par les flocons de neige, ne ramène en mémoire qu’un souvenir. Une personne. Une Femme. Une combattante. Simone Ehivet Gbagbo. Femme révoltée contre les affres de l’oppression, de l’injustice, et de la privation de liberté. Femme engagée pour la souveraineté de l’Afrique. Femme gardée au secret dans l’humidité et le froid d’une cellule. 

Depuis quelques années, les jours passent et se ressemblent pour elle. Un autre 10 Décembre, Journée commémorative de la Déclaration universelle des droits de l'homme adopté en 1948 par l'Assemblée générale des Nations Unies, tentacule diplomatique de l’impérialisme obstruant les libertés fondamentales des peuples, la retrouve derrière les barreaux. 

Normal! Simone n’est pas l’Iranien Bahareh Hedayat, dont quelques jours d’actions sur les media sociaux et 130 000 signatures en bas d’une pétition demandant sa libération ont eu raison de sa cellule. Il fut libéré en Septembre. 

Simone n’est pas non plus Jason Rezaian chef du bureau à Téhéran pour The Washington Post emprisonné en Juillet 2014 dont seulement une pétition de 500 000 signatures avait contribué à sa libération de prison Janvier. 

Simone n’est pas aussi Monique Coverson. Vétéran de l'armée Américaine accusée de trafic de drogue, qui a souffert de vingt-cinq ans de prison au Koweït. Une pétition des centaines de personnes à l'ambassade des Etats-Unis dans ce pays avait fait réagir celle-ci. Monique a été libérée en Avril. 

Va-t-on attendre 25 ans comme ce fut le cas de Coverson pour que des voix hypocrites sortent de l’ombre pour crier à son innocence? 

Le site activiste Change.Org pour les ‘libertés,’ écrit, ‘ensemble, nous pouvons faire plus que réfléchir sur le passé. Nous pouvons parler pour ceux qui ont été réduits au silence.’ Si cette organisation a raison sur ce point, il faut admettre qu’il y a des prisonniers comme Simone Gbagbo dont aucun bruit, aucun tapage médiatique, aucun engagement politique, aucun…ne peut sortir des griffes du monde des finances. Par conséquent, aucun esprit sérieux ne doit rien attendre de l’ONU et de ses démembrements pour réclamer sa liberté. Ses idées étant contraires à leur philosophie. 

Simone Ehivet Gbagbo, la première dame Ivoirienne, le sait. Combattante dans l’âme, elle est convaincue qu’il lui revient d’arracher sa liberté. Alors, elle impose le Droit à une cour acquise au système qui la juge depuis le 31 Mai 2016. Jour anniversaire de son époux, président Gbagbo, lui aussi embastillé à Scheveningen. 

Simone, Vaincra grâce à sa détermination. 

Feumba Samen 






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