Côte d’Ivoire : à Duékoué, une semaine après l'attaque, des zones d'ombre persistent
Source : Telediaspora.net : Dernière Mise à jour : 27/07/2012 (Auteur : autres)
Lu : 928 fois

( RFI ) Le calme est revenu à Duékoué, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire mais l'insécurité et la peur n'ont pas disparu. Des habitants avaient lancé le 20 juillet dernier une attaque contre un camp de déplacés. Au moins sept personnes, selon l’ONU, avaient été tuées. Des représailles à la mort de cinq personnes dans un quartier de Duékoué. Une semaine après ces violences, il reste encore des zones d'ombre.
Il reste des zones d'ombre d’abord sur les raisons de la descente des jeunes Dioula sur le camp de déplacés de Nahibly vendredi dernier. S’agissait-il d’une réaction spontanée au braquage meurtrier la nuit précédente dans le quartier de Kokoma ? Visiblement, non, selon plusieurs témoignages, recueillis auprès des rescapés du camp. Pour eux, l’attaque était préméditée.

Tous les témoins racontent la même chose. L’arrivée des Dozos et des jeunes Dioula, tôt vendredi. Ils auraient ensuite encerclé le camp et la tentative des casques bleus marocains de l’Onuci et du corps préfectoral lui-même arrivé sur place pour calmer les jeunes Dioula, ne les a pas empêchés d’envahir le camp et de commencer à brûler les abris des déplacés.

L’autre zone d’ombre, c’est le bilan de ces violences : six morts dans le camp et cinq lors du braquage dans le quartier de Kokoma, selon le gouvernement. Un bilan en deçà de la réalité, selon plusieurs témoignages mais qui ne peuvent pas donner d’estimations.

Mais le chef du canton de Duékoué donne le chiffre de 13 morts dans le camp de Nahibly, des corps qu’il a personnellement vus, tient-il à préciser.

Il reste, enfin, plusieurs personnes disparues. Des dizaines de jeunes ont été emmenés dans des pick-up des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Les familles de certains d’entre eux ne savent toujours pas où ils sont.





Notez cet article :
1
2
3
4
5

Note : 5/5
 Envoyer cet article à un ami
 Articles du même auteur >>