Guerre de succession à Ouattara : révélations sur le réseau d’Hamed Bakayoko
Source :  Soir Info : Dernière Mise à jour : 28/07/2012 (Auteur : Armand B. Depeyla)
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« Dans la galaxie du ministre Hamed Bakayoko ». C’est le titre d’un article paru ce vendredi 26 juillet 2012 dans la Lettre du Continent (LC), N° 640.
Le «  papier », très fouillé du confrère,  met à nu, le réseau  qu’est en train de  tisser, silencieusement,  le tout puissant ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur de Côte d’Ivoire, Hamed Bakayoko,  au sein du régime Alassane Ouattara.  Le « Golden-Boy », présenté comme une  figure montante de l’échiquier politique ivoirien, prépare donc, dans le plus grand secret, sa monture, par  un large réseau d’influence,  croit savoir le journa  en vue de succeder à Alassane Ouattara.LC  révèle les ambitions, notamment,  présidentielles  de cet ancien journaliste. Mais pour en arriver là, fait savoir  le confrère, Hamed Bakayoko devra croiser, ouvertement, le fer avec Guillaume Soro, ce « fétiche » d’Alassane Ouattarra,  un autre sérieux prétendant à la succession du président de la République.

Le premier réseau, se veut familial, pour ne pas dire consanguin.  Dans le second, « Hamback »  brasse l’air dans tous les horizons, en dehors  même de la Côte d’Ivoire.  Le ministre Hamed Bakayoko multiplie ses cercles d’influence dans la vie publique nationale, bien au-delà de ses attributions ministérielles.  Elu député en décembre dans sa ville natale de Séguéla, « Hamback » a su faire de son frère-ainé Zoumana Bakayoko  un vrai confident.  Ce dernier, homme d’affaires proche d'Akossi Benjo, maire du Plateau, a été élu député de cette commune de la capitale économique.  Autre membre de la famille ayant pignon sur rue : Zoumana Bakayoko, cousin du ministre de l’Intérieur, à ne pas confondre avec le frère, est très impliqué dans l’évènementiel. Celui-ci est proche de Fabrice Sawegnon, patron de l’agence Voodoo communication, qui s’était occupé de la communication d’Alassane Ouattara  en 2010. En dehors du clan familial, Hamed Bakayoko qui gère par ailleurs, les finances du Rassemblement des républicains ( Rdr), parti au pouvoir, entretient de solides relations au sein de la Grande Loge de Côte d’Ivoire ( GLCI). Une branche de la Franc-maçonnerie de France. Le journal ne dit pas  qu'Hamed Bakayoko  s’est fait initier à la « Lumière ». Mais  il serait difficile, voire impossible à non membre d’y développer un réseau  vu  son caractère  ésotérique et très fermé. GLCI serait traversée, depuis quelque temps, par des remous ayant entraîné un schisme.

Un ancien Bâtonnier, ancien membre du Conseil constitutionnel, taxé de pro-Gbagbo,  qui dirige la dissidence a lancé, récemment,  les travaux de la  construction du  Temple de sa loge  dans la commune de Cocody-Angré.  Au niveau de son ministère qui possède la lourde charge de sécuriser la Côte d’Ivoire, Hamed Bakayoko ne  jure que par son directeur de cabinet, chargé de l’administration territoriale Bamba Cheick Daniel. Ancien préfet, ancien ministre sous la  transition militaire (1999-2000),   ce dernier a préparé la loi sur le découpage  électoral  ayant permis au Rdr de remporter  la majorité au parlement lors des législatives de décembre 2010.  A quelques mètres de son bureau, apprend LC,  la Belge Nathalie Laurent coordonne le secrétariat particulier du ministre. Elle est la seule européenne à occuper une telle fonction  dans l’administration ivoirienne.

Depuis sa prise de fonction, Hamed Bakayoko est parvenu à réduire l’influence du général Bredou M’bia,  DG de la police, déjà en poste sous Laurent Gbagbo au profit de ses propres hommes  tels Youssouf Kouyaté, patron de la direction des unités d’intervention, ajoute LC. En étroite coordination avec le ministre de l’Intérieur, le chef de la direction de la surveillance du territoire (Dst, services secrets), Inza Diomandé, dresse la liste des personnalités à surveiller à travers le pays, poursuis le confrère. Dans ce même numéro, on apprend que les Français continuent d’être actifs au sein des services secrets ivoiriens. Plusieurs officiers de la direction générale de la sécurité extérieure ( Dsge) dépêchés en Côte d’Ivoire forment leurs confrères de l’Agence nationale de la stratégie et de l’intelligence (Ansi). Ces Français dirigent également, à en croire LC,  la cellule d’écoute de la présidence  logée dans les locaux de l’Ansi, dans le quartier du Plateau. C’est à partir de là que sont régulièrement transmises certaines « fadettes » réalisées sur les téléphones cellulaires (factures détaillées mentionnant les appels émis et/ou reçus) au cabinet d’Alassane Ouattara.

 

                                     Armand B. DEPEYLA





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