Crise à l’Ump Après le coup d’Etat, le point de non-retour
Source : Telediaspora.net : Dernière Mise à jour : 25/11/2012
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( L’Humanité ) La médiation d'Alain Juppé pourrait apaiser pour un temps la guerre des chefs à l'UMP (le fil de la journée cidessous). Mais l'issue est loin d'être réglée. Mité de l'intérieur, le grand parti de droite en sortira affaibli. "Une radicalisation préoccupante", entretien avec Roger Martelli, codirecteur de Regards. Les militants s'inquiétent à demi-maux "Il y a le feu à la maison UMP", le point de vue de Yves-Marie Cann, CSA Le fil de la journée Signe de l'extrême tension entre les deux camps, le directeur de cabinet de Jean- François Copé, Jérôme Lavrilleux, a déballé les "turpitudes délibérées de l'entourage zélé de M. Fillon", lors d'une déclaration au siège de l'UMP en d é b u t d ' a p r è s -midi. Principaux visés par cette charge froide et violente, les soutiens niçois de François Fillon, Christian Estrosi et Eric Ciotti. Evoquant des "irrégularités grossières" à Nice, comme un bureau de vote fermé "puis réouvert 45 minutes plus tard pour permettre" à "des adhérents triés sur le volet de voter", M. Lavrilleux a soutenu sa démonstration en faisant projeter des photos de procès-verbaux sur un écran. Eric Ciotti a aussitôt déclaré à l'AFP qu'il allait porter plainte pour "diffamation" contre Jérôme Lavrilleux. "L'addition de ces résultats (Mayotte, Wallis et Futuna, Nouvelle-Calédonie) à ceux de la veille aboutirait vraisemblablement à une inversion des résultats d'une vingtaine de voix", a affirmé la commission de contrôle de l'UMP (Cocoe), présidée par le sénateur Patrice Gélard. Sur France2, ce dernier a estimé dans la soirée qu'il n'était pas possible actuellement "de savoir qui va gagner" et qu'il fallait recompter dans "4 ou 5 fédérations". L'ex Premier ministre et fondateur de l'UMP Alain Juppé, sollicité pour ramener le calme, s'est dit prêt à diriger une "instance collégiale" pour "réexaminer l'ensemble des résultats". L'offre a été acceptée par les deux camps, avec des réserves pointilleuses de chaque côté. "Ce qui est désormais en cause, ce n'est plus la présidence de l'UMP, c'est l'existence même de l'UMP", s'est alarmé Alain Juppé. "Au bénéfice de qui ? C'est très clair, d'un côté du Front national, de l'autre côté du Parti socialiste", a-t-il averti, évoquant un risque de "scission" pour sa famille politique.
L’Humanité du 23 novembre 2012





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