Primature Et revoilà Duncan avec son refrain démagogique !
Source : Notre voie : Dernière Mise à jour : 25/11/2012
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Duncan est de retour. Celui qui fut le Premier ministre d’Henri Konan Bédié de décembre 1993 au coup d’Etat militaire de décembre 1999 est à nouveau aux manettes. Les Ivoiriens devront donc se résigner à contempler sa silhouette à l’occasion de nombreuses sorties médiatiques qu’il ne manquera pas d’organiser comme il le faisait du temps de Bédié, mais en plus, ils devront supporter son refrain démagogique et redondant : obtenir une croissance à deux chiffres. En effet, les Ivoiriens se souviennent encore de cette «chanson» creuse avec laquelle Duncan les a rabâché le tympan tout au long de son séjour à la Primature. Chaque fois qu’il avait un micro à portée de bouche, il disait à qui voulait l’entendre, que Bédié et lui allaient offrir une croissance à deux chiffres aux Ivoiriens pour réaliser leur rêve qui était de faire de la Côte d’Ivoire, l’éléphant d’Afrique, à l’image des dragons d’Asie. Mercredi dernier, dès que le secrétaire général de la présidence, l’inénarrable Amadou Gon Coulibaly, a annoncé la nomination officielle de Daniel Kablan Duncan et que le nouveau Premier ministre s’est trouvé devant le micro placé à son intention sur le perron du palais présidentiel, le refrain a coulé de source. « Je voudrais dire que cette nomination intervient après une situation que chacun sait difficile en ce qu’il y a beaucoup d’actions syndicales qui ont lieu sur le terrain. Il y a beaucoup d’impatience et on le sent du côté de nos frères et sœurs. Mais j’aimerais dire qu’il y a de l’espoir en ce sens que suite au travail abattu par le gouvernement, la croissance est de retour. Comme chacun le sait, cette année, nous allons avoir une croissance de 8,6% et l’année prochaine, une de 9%. L’objectif du Président de la République, et il l’a confirmé tout à l’heure, c’est d’atteindre une croissance à deux chiffres rapidement, probablement à partir de 2014 », at-il récité. Une mauvaise nouvelle pour les Ivoiriens, quand on sait ce qu’était devenu la première croissance à deux chiffres qu’il leur avait promise six ans durant sous Bédié. Tout le monde sait, en effet, que pendant qu’à cette époque Duncan chantait sa croissance à deux chiffres, les dépenses engagées non ordonnancées, les fameuses DENOS, les détournements de fonds faisaient rage. Le plus gros scandale de l’ère Bédié-Duncun fut le détournement des 18 milliards fcfa de l’Union Européenne. A telle enseigne que les institutions de Bretton woods avaient  rompu leurs relations économiques avec le régime Bédié. Les plus optimistes répondront peut-être qu’Alassane Dramane Ouattara n’est pas Henri Konan Bédié. Mais à ceux-là, il faut rappeler que Ouattara aussi avait longtemps gavé les Ivoiriens d’illusions sur un probable redressement économique entre 1990 et 1993, avant de reconnaître plus tard, c’est-à-dire quelques jours avant la mort d’Houphouët-Boigny, que le pays était au bord du gouffre. Un aveu d’échec cinglant dont les Ivoiriens se souviennent toujours. Et à cette époque déjà, le ministre délégué à l’Economie et aux Finances d’Alassane Ouattara, alors Premier ministre, s’appelait, Daniel
Kablan Duncan.
Guillaume T. Gbato
gtgbato@yahoo.fr




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