CRISE POST-ELECTORALE/ FATOU BENSOUDA CONFIRME: « Des miliciens burkinabés ont combattu pour Ouattara »
Source : LG Infos : Dernière Mise à jour : 30/01/2013
Lu : 2036 fois

Le bureau du procureur de la Cour pénale internationale (Cpi), Fatou Bensouda, qui a succédé à Louis Ocampo, a rendu public, le lundi 28 janvier dernier, un document amendé de notification des charges destiné à la défense du Président Laurent Gbagbo, détenu au centre de détention de la Cpi, à La Haye, depuis le 30 novembre 2011. Selon le communiqué de la juridiction internationale, ledit document a été déposé, le 25 janvier 2013, par le Bureau du Procureur. Il s’agit de la «version publique expurgée de l' Annexe 1: Soumission de l’Accusation du document amendé de notification des charges, de l’Inventaire amendé des élééléments de preuve à charge et des tableaux amendés des éléments constitutifs des crimes», précise le document qui confirme la révélation selon laquelle Ouattara s’est fait aider par des miliciens burkinabé pour prendre le pouvoir. En effet, selon le document de Fatou Bensouda, Alassane Ouattara a bénéficié «du soutien d’un groupe de miliciens burkinabé» lors de la crise post-électorale de mars et avril 2011 en Côte d’Ivoire et ayant conduit à la chute de Laurent Gbagbo. «Le 25 février 2011, la Côte d’Ivoire était devenue le théâtre d’un conflit armé ne revêtant pas un caractère international entre les forces pro Gbagbo et les forces fidèles à Ouattara. Ces dernières comprenaient les Forces nouvelles (rebaptisées par la suite Forces républicaines de Côte d’Ivoire, Frci) et disposaient du soutien d’un groupe de défense issu de tribus et appelé les Dozo, et d’un groupe de miliciens burkinabè », indique le document amendé de notification des charges de la procureure à Laurent Gbagbo. Toutes choses qui attestent de l’utilisation des mercenaires recrutés dans les pays de la sous-région dont le Burkina Faso, ainsi que l’indique le document amendé de notification des charges à son aliéna 14. L’autre preuve patente de l’affirmation du procureur de la Cpi, c’est la présence de ces mercenaires burkinabè qui occupent, jusqu’à présent, la
forêt du Mont Péko, avec à leur tête le fameux chef de guerre burkinabé, Amadé Ouéremi, qui a confisqué les forêts des paysans dans l’ouest ivoirien. C’est le lieu de rappeler que Nicolas Sarkozy, Barak Obama, Ban Ki-moon et autres amis étrangers de Ouattara qui tenaient à installer leur poulain au pouvoir ont déclenché une meurtrière guerre en Côte d’Ivoire, entre décembre 2010 et avril 2011, suite à un banal contentieux électoral qui aurait pu être évité si l’adversaire du candidat de Lmp, Alassane Ouattara, avait accepté le recomptage des voix proposé par Laurent Gbagbo. C’est à l’issue de cette opération militaire menée par des Forces armées des forces nouvelles (Fafn) fidèles à Ouattara et soutenues par l’Onuci et les troupes françaises de l’opération Licorne, que Laurent Gbagbo a été arrêté, le 11 avril 2011, par l’armée française et assigné en prison à Korhogo dès le 13 du même mois. Transféré, le 30 novembre 2011, à la Cpi qui le soupçonne de «crimes contre l’humanité », Gbagbo comparaitra, le 19 février prochain en audience de confirmation des charges qui pèsent contre lui.
Ferdinand Bailly





Notez cet article :
1
2
3
4
5

 Envoyer cet article à un ami
 Articles du même auteur >>