Charges contre Gbagbo : Du faux fabriqué au siège du Rdr / Un scandale de légèreté et de malhonnêteté
Source :  Le Temps : Dernière Mise à jour : 31/01/2013
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«…les forces pro-Gbagbo, qui avaient jusqu’alors, eu recours aux moyens habituellement destinés à assurer le maintien de l’ordre, ont utilisé des armes lourdes plus sophistiquées, dont des fusils-mitrailleurs, des grenades à tube, des mortiers, des lance-roquettes multiples, des chars d’assaut, des véhicules de reconnaissance et d’appui dotés de mitrailleuses lourdes et des canons antiaériens». Ceux qui ne le savent peut-être pas penseraient sûrement que ce texte est tiré de l’un des nombreux brulots qui entonnent chaque jour des hymnes à la gloire de Ouattara. Tant il ressemble trait pour trait, aux chants anti-Gbagbo qu’on entonne régulièrement à la Rue-Le Pic, siège du Rdr. Tout compte fait, il y a rien d’étonnant, puisse que ce rapport à été écrit depuis le siège de ce parti pour être remis clé en main, à la Cpi. C’est pourquoi on y trouve à profusion, ces incongruités qui sont bien le propre de ce parti. La  Cpi laisse croire que  pour contenir  une «marche pacifique» du Rdr le 16 décembre 3010, le Président Gbagbo s’est vu contraint de déployer armes  lourdes. Alors que ce jour-là, Ouattara et Soro ont bien dit qu’ils partaient prendre la Rti. Lance-roquettes et autres kalaches ont donc été déployés depuis le Golf Hôtel, Qg de Ouattara par ces derniers pour cette «marche» qui est en fait une déclaration de guerre contre la Côte d’Ivoire. Sur les écrans des télévisions du monde entier, ceux  qui ont des yeux pour voir ont vu des chefs de guerre sortant du Golf Hôtel ce matin du 16 décembre avec des armes lourdes. Il n’y a que les enquêteurs de la Cpi qui n’on pas vu ça.  Parce qu’ils avaient depuis longtemps décidé de tordre le coup au droit. Pour fermer les yeux sur des crimes, ou ennoblir des criminels jamais connus dans l’histoire de la Côte d’Ivoire. Et pour bien entretenir ce faux, voila ce que dit la Cpi à propos du Président Gbagbo. «Ce dernier était intrinsèquement criminel». On croit rêver. Et pourtant, c’est du Président Gbagbo que parle Fatou Bensouda. Que dira-t-elle de Soro et ses parrains alors ? Ainsi va la justice de la Cpi qui  ne fait qu’ériger en héros, tous les criminels par la  victimisation des bourreaux.  Heureusement que l’Histoire, la vraie Histoire de la Côte d’Ivoire est en train de s’écrire contre la volonté de Ouattara et ses parrains qui n’ont d’yeux que  pour ce que la Côte d’Ivoire a comme richesses.
G Brence

Charges contre Gbagbo : Un scandale de légèreté et de malhonnêteté
La version dite «publique expurgée» du «Document amendé de notification des Charges» de la Cour pénale internationale (Cpi) brandie contre le Président Laurent Gbagbo, est un scandale de légèreté et de malhonnêteté. Dont le seul but est loin de rendre justice, mais d’écarter un adversaire politique.Observons ceci, au chapitre 22, au titre de (E. Exposé des faits en cause au regard des éléments du chapeau de l’article 7 et 1. Attaque contre une population civile) : «Bien que les Fds aient parfois participé à des opérations militaires contre le prétendu commando invisible, groupe armé basé à Abobo et censé être acquis à la cause de Ouattara, les attaques dont il est question en l’espèce ont été commises à l’encontre de civils dans le cadre de la Politique, qui consistait à attaquer les partisans présumés de Ouattara afin de maintenir Gbagbo au pouvoir coûte que coûte. Ainsi qu’il est précisé dans d’autres parties du présent document, les attaques ont été orchestrées et dirigées par Gbagbo et ses proches.» Dans un conflit comme celui dont a souffert la Côte d’Ivoire, tous les observateurs ont suivi le rôle joué par les hommes du pro-Ouattara, Ibrahim Coulibaly dit «le général IB», dans la commune d’Abobo, pour la prise de la ville d’Abidjan. Alors qualifier le commando invisible d’Ib, qui fut une terreur réelle pour les populations abidjanaises, de «prétendu commando invisible», pour une justice internationale sensée être juste, est la preuve palpable que la Cpi est une officine politique encagoulée sous les apparences de justice. Et que dire si Sémefia Sékou ou «Colonel Sékouba», Com’théâtre des Opérations de ce groupe armé pour Ouattara, avoue de sang froid dans le livre-révélations «Le Commandant invisible raconte la bataille d’Abidjan» (L’Harmattan 2012), ce qui suit? Question : «De combien d’éléments était composé le Commando invisible pendant cette guerre de 2010-2011 ?» Réponse : «Nous avions 5400 hommes sur le terrain. C’est notre clan qui était majoritaire dans cette belligérance. » Question : «Comment opériez-vous à Abobo ?»
Réponse : «Nous avions d’abord reçu de la Licorne tous les plans, tous les repères stratégiques d’Abidjan pour pouvoir venir envahir la ville. Elle nous avait également fourni toutes les cartes des communes d’Abidjan où les coins et recoins sont bien identifiés. Au début, c’est par le train qu’on a fait entrer petit à petit nos éléments à Abidjan. Et nous sommes allés nous installer à Bois-Sec, un petit endroit du côté de N’Dotré, à Abobo, pour former un petit camp. Et lorsque nous avons reçu les armes que la France nous avait promises, nous avons commencé à passer à l’acte, en envahissant Abobo et faisant subir des atrocités à la population pour faire peur au pouvoir. C’est là qu’on a commencé sous les consignes et ordres de l’Onuci. C’est l’Onuci qui nous livrait les armes, les véhicules et les moyens de combats, tout. Par la suite, nous avons envahi Anyama, Anonkoua Kouté, Bocambo et les zones Abobo Centre, Ouest, Nord. Lorsqu’on a pris le contrôle d’Abobo en commençant par Abobo ouest, vers Akéikoi, dans le rayon du camp commando d’Abobo, on a pris davantage de confiance. Mais comme on n’arrivait pas à déloger les hommes du camp d’Abobo, on avait demandé des renforts en armes lourdes que la Licorne nous avait promises.» P.36. Avec des détails aussi rigoureux et impressionnants, de quel ridicule se couvre la Cpi ! En niant des évidences les plus élémentaires et faisant de la coupure des journaux pro-Ouattara sa seule source de documentation, la Cpi affiche sa lutte contre l’équité pour défendre des intérêts, non du peuple de Côte d’Ivoire, non même de l’humanité, mais d’un groupuscule d’impérialistes manipulateurs. Au point 62 du document de la Cpi, relatif à l’«Existence d’un plan commun entre Gbagbo  et les membres de son entourage immédiat», on lit ceci : «Le Général Philippe Mangou occupait le poste de chef de l’Etat-major. Il a démissionné de son poste le 31 mars 2011, à la suite de quoi Dogbo Blé a été nommé chef de l’Etat-major par intérim.» La Cpi affirme des choses qui relèvent des supputations et des ragots, malheureusement, cela dans le cadre d’une accusation contre un honnête homme politique. C’est vrai que le Général Philippe Mangou s’était mis à l’abri, dans une ambassade, à un moment de la crise postélectorale. Mais de là, à parler de sa démission et de la nomination du Général Dogbo Blé  comme «chef de l’Etat-major par intérim», on se demande selon quel document officiel, la Cpi dit ces choses. Pourquoi ne parlerait-elle pas alors et aussi, de nomination du Commandant Konan Boniface comme «chef de l’Etat-major par intérim» qui, à un moment donné, a eu à diriger des opérations de résistance de ses troupes ? Avec le dossier «Laurent Gbagbo», la Cpi achève de convaincre les observateurs qu’elle ne mérite aucun crédit.
 Germain Séhoué





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